8,7% des logements ont un historique de squat : ce que ça change vraiment pour vous
Le Baromètre LOTI 2025 révèle un chiffre que vous ne trouverez nulle part ailleurs : 8,7% des logements évalués par des locataires présentent un historique de squat signalé. Près d'un logement sur dix.
Ce que ça signifie concrètement, ce que la loi dit sur le sujet, et pourquoi cette information est invisible avant de signer.
Donnée exclusive LOTI 2025 · Introuvable ailleurs
8,7%
des logements évalués ont un historique de squat signalé
0
source officielle ne publie ce chiffre — nulle part ailleurs
6 000
à 7 000 logements actuellement occupés illégalement en France
Sources : Baromètre LOTI 2025 · 161 avis · Ministère de l'Intérieur 2024
Pourquoi ce chiffre n'existe nulle part ailleurs
L'INSEE, l'ANIL, le Ministère du Logement, les observatoires immobiliers : aucun ne publie de statistique sur les logements ayant un historique de squat dans le parc locatif français. Cette information n'existe pas dans les bases de données officielles parce qu'aucun système ne la collecte systématiquement. Elle n'apparaît pas dans les annonces, pas dans les diagnostics obligatoires, pas dans le bail. Le propriétaire n'a aucune obligation de la déclarer.
C'est exactement pour ça que le chiffre LOTI est unique. Quand un locataire quitte un logement et dépose son avis sur weareloti.com, il répond entre autres à la question : ce logement a-t-il eu un historique de squat ? Sur 161 logements évalués, 14 ont reçu une réponse positive — soit 8,7%. C'est la première fois que ce taux est mesuré et publié pour le parc locatif privé français.
Ce que "historique de squat" signifie concrètement
Les traces physiques
Un logement ayant subi un squat porte souvent des traces visibles : serrures changées plusieurs fois, portes ou fenêtres réparées en urgence, murs dégradés, équipements manquants ou remplacés à la va-vite. Ces traces peuvent avoir été masquées par des travaux rapides entre deux locataires, mais elles restent des indicateurs de l'historique du bien.
Les traces invisibles
Au-delà des dégradations physiques, un squat laisse des traces que vous ne verrez pas pendant la visite : des voisins méfiants ou au contraire des relations de voisinage dégradées, des procédures juridiques passées impliquant l'adresse, des antécédents dans les registres de la copropriété. Ces éléments affectent la qualité de vie dans le logement sans être détectables lors d'une visite de 30 minutes.
Le risque de récidive
Un logement qui a déjà été squatté présente-t-il un risque plus élevé de l'être à nouveau ? La question mérite d'être posée. Les facteurs qui ont facilité le premier squat (logement vacant entre deux locataires, sécurisation insuffisante, accès facilité) peuvent toujours être présents. Entre 6 000 et 7 000 logements seraient actuellement occupés illégalement sur le territoire français selon les chiffres du Ministère de l'Intérieur, et l'Île-de-France concentre près de la moitié des cas
Ce que la loi dit sur les obligations du propriétaire
Contrairement à ce qu'on pourrait croire, le propriétaire n'a aucune obligation légale de déclarer un historique de squat à un futur locataire. Les diagnostics obligatoires annexés au bail (DPE, plomb, amiante, électricité, risques naturels) ne couvrent pas cet historique. Il n'existe aucun registre public consultable par les locataires.
La loi anti-squat du 27 juillet 2023 a renforcé les outils des propriétaires pour expulser rapidement les squatteurs (procédure accélérée en 72 heures dans les 48 premières heures d'occupation), mais n'a pas créé d'obligation de transparence envers les futurs locataires. En 2024, 1 484 expulsions ont été exécutées, soit une augmentation de 34% par rapport à l'année précédente.
Ce vide légal signifie que la seule source d'information disponible sur l'historique d'un logement, c'est l'expérience des anciens locataires. Ni les diagnostics, ni le bail, ni le propriétaire ne sont tenus de vous le dire.
Ce que vous pouvez faire avant de signer
Consultez les avis LOTI sur l'adresse : c'est la seule source qui collecte cette donnée pour le parc locatif privé
Posez la question directement au propriétaire : il n'est pas obligé de répondre honnêtement, mais sa réaction dit quelque chose
Inspectez les serrures et les portes : des remplacement récents multiples sont un signal
Interrogez les voisins : ils ont souvent une mémoire plus longue que les documents officiels
Vérifiez Signal Logement (signal.logement.gouv.fr) : les signalements officiels y sont parfois enregistrés
Ce que ce chiffre révèle sur le marché locatif
8,7% sur 161 avis, ce n'est pas un échantillon représentatif statistiquement de l'ensemble du parc locatif français. Mais c'est un signal. Si ce taux se confirmait à plus grande échelle, il signifierait que des centaines de milliers de logements locatifs en France ont un passé de squat que leurs occupants actuels ignorent.
Ce chiffre illustre aussi une réalité plus large : le marché locatif repose sur une asymétrie d'information structurelle. Le propriétaire sait. Le locataire ne sait pas. Et aucun mécanisme légal n'est prévu pour réduire cet écart. LOTI est construit précisément pour combler ce fossé, critère par critère, logement par logement.
Baromètre LOTI 2025
161 avis, 20 critères dont l'historique de squat : les données complètes sur le parc locatif français.
Vérifiez l'historique avant de signer
L'historique de squat d'un logement ne figure dans aucun document que le propriétaire est obligé de vous remettre. Il ne sera pas dans le DPE, pas dans le bail, pas dans les diagnostics. La seule manière de le savoir, c'est de le demander à ceux qui ont vécu dans le logement avant vous. C'est ce que LOTI rend possible.
Ce que le bail ne dit pas, les locataires le savent
Consultez les avis sur votre future adresse avant de signer.
Consulter les avis sur mon futur logement →Note méthodologique
Le chiffre de 8,7% est établi sur 161 avis de locataires collectés sur weareloti.com entre 2012 et 2026. Il ne constitue pas un échantillon statistiquement représentatif de l'ensemble du parc locatif français et doit être interprété comme un signal exploratoire. Les données externes citées proviennent du Ministère de l'Intérieur (2024) et de la loi n°2023-668 du 27 juillet 2023.