Qualité de l'air et logement : les outils pour vérifier avant de s'engager
40 000 décès par an en France sont liés à l'exposition aux particules fines selon Santé Publique France. La qualité de l'air d'un logement dépend de son environnement immédiat. Et cet environnement ne figure dans aucun diagnostic obligatoire. Voici comment le vérifier vous-même avant de signer.
La qualité de l'air en France · Données officielles 2024
40 000
décès par an liés à l'exposition aux particules fines (Santé Publique France)
78 000
nouveaux cas de maladies respiratoires par an chez l'adulte liés à la pollution
3 villes
ont dépassé les normes de NO2 en 2023 : Lyon, Paris, Montpellier
Sources : Santé Publique France · Ministère de la Transition écologique 2024
Pourquoi la qualité de l'air varie autant d'une adresse à l'autre
Les émissions de dioxyde d'azote, issus majoritairement du trafic routier et des activités industrielles, ont dépassé en 2023 la norme réglementaire dans trois agglomérations : Lyon, Paris et Montpellier. Mais ces chiffres sont des moyennes à l'échelle urbaine. À l'échelle d'une rue, les variations sont considérables. Une adresse à 50 mètres d'un axe à fort trafic peut afficher des concentrations de NO2 deux à trois fois supérieures à une adresse perpendiculaire à 200 mètres de ce même axe.
Les 4 outils gratuits pour vérifier la qualité de l'air d'une adresse
Outil 1 — Atmo France
Atmo France (atmo-france.org) fédère les 18 associations régionales de surveillance de la qualité de l'air. Chacune propose des données en temps réel et historiques par commune ou par code postal. Vous pouvez y consulter les indices de qualité de l'air, les épisodes de pollution des dernières années et les prévisions. C'est la référence officielle nationale.
Outil 2 — La carte Airparif (Île-de-France)
Pour les logements franciliens, Airparif (airparif.fr) offre une cartographie très détaillée des concentrations de polluants par adresse. Leur outil "Indices de qualité de l'air" permet de comparer deux adresses et d'obtenir un historique sur plusieurs années.
Outil 3 — Le registre des émissions polluantes IREP
Le registre IREP (georisques.gouv.fr) recense toutes les installations industrielles classées (ICPE) et leurs émissions déclarées. En entrant l'adresse d'un logement et en consultant le rayon environnant, vous pouvez identifier les sources de pollution industrielle potentielles et la nature des polluants émis.
Outil 4 — Les capteurs citoyens et les données ouvertes
Des initiatives de mesure citoyenne comme Sensor.Community ou les données ouvertes de certaines métropoles (Rennes, Lyon, Bordeaux) fournissent des mesures hyperlocales que les réseaux officiels ne couvrent pas. Ces données sont moins certifiées mais peuvent révéler des situations très localisées que les capteurs officiels ignorent.
Ce que les données ne capturent pas : l'expérience vécue
Les données officielles mesurent des polluants réglementés à des fréquences définies. Elles ne capturent pas les odeurs ponctuelles d'une boulangerie industrielle les nuits de production, les émanations d'une station-service voisine pendant les livraisons, ou la concentration de polluants dans un appartement spécifique selon son orientation et sa ventilation. Pour ces informations, les anciens locataires d'un logement sont la seule source fiable.
Les données disent ce qui est mesuré. Les locataires disent ce qui est vécu.
Consultez les avis LOTI en complément des données officielles sur la qualité de l'air.
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